Fantasmangel

26 octobre 2008

" S'abondonnant au flot                       passionné
                      Montant et griffant,
                      Faisant sourdre un intense plaisir
                      Lacérant leurs corps avec ardeur,
                      Ils mettent fin à l'illusion
                      Dans cette dissolution de la dualité,
                      Par le goût du désir
                      Pendant l'expérience de l'identité,
                      Les amants goûtent à un plaisir
                      Inexprimable et jamais encore touché."

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1

Tu te souviens de notre villa en Toscane ? Celle entre vignes et oliviers, sur le flanc de la montagne.
Figure toi… l’autre matin, j’étais là-bas. Il était entre 6 et 7 heures du matin. Le soleil commençait tout juste à commencer sa caresse sur les vignes, et mes yeux se plissaient sous cette première clarté du jour.
J’entre dans la cuisine, me prépare un café et je le bois lentement à petites gorgées. Je n’arrive pas à sortir du sommeil, mon corps dort encore. Je me lève, je vais me chercher une  carafe d’eau fraîche du réfrigérateur. J’y ajoute des glaçons, pour garder cette fraîcheur, et sors sur la terrasse.
Je pose la carafe à même le sol, à côté du transat. Je suis encore tout engourdie d’une nuit pas tout à fait finie. Alors, je m’allonge, défait les brides de mon peignoir, ma peau retrouve la chaleur sous la caresse du soleil. Je ferme les yeux, laisse cette chaleur m’envahir doucement. Et mon esprit s’éloigne, laisse mon corps sur ce transat pour partir vers de nouvelles aventures avec toi.



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vignes_toscane

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2

Alors, je me suis endormie sur ce transat, nue sous l’étreinte du soleil. Lentement il commence à monter dans le ciel, il se fait plus lourd et plus moite. La soif commence à me sortir lentement des profondeurs de mes rêves. Je tends une main vers la carafe, y plonge les doigts et prends un glaçon.
Je le promène sur mes épaules et ma nuque. Il fond lentement au contact de ma peau brûlante de soleil. Cette fraîcheur m’apaise et me rapproche de la langueur et de l’oubli. Une brume épaisse envahit mon  esprit qui reprend la route vers le sommeil.
Mon esprit est en train de s’égarer sur des routes un peu étranges et angoissantes. Je sens une ombre qui s’approche de moi et commence à me recouvrir. Ma respiration se bloque durant une fraction de seconde. Puis, je ressens un souffle qui lentement se rapproche de mes lèvres. C’est tiède et doux comme une caresse. Mon souffle s’apaise. Mon esprit aussi.
Je suis allongée sur un lit de nuages, tandis que ta main se pose sur ma hanche, ma bouche s’entrouvre alors que la tienne s’en approche. Nos lèvres se frôlent, nos respirations se mêlent. Te sentir si près de moi m’apaise et agit comme un aimant. Chaque centimètre carré de ma peau appelle la tienne. Ce cri sort par chaque pore, mon souffle expulse le désir et ma respiration se fait plus rapide. C’est à ce moment-là que tes lèvres me ravissent et m’emmène dans un long baiser d’une douceur si profonde. Cette douceur qui nous rapproche de cette zone où le temps perd son sens et sa couleur. 
Avec la lenteur que confine les rêves, mes bras enlacent tes épaules pour rejoindre ton corps, un peu plus près, un peu plus proche de la source. Mon esprit est plongé dans cet état entre le rêve et la réalité, je te serre un peu plus, ma bouche se fait plus avide de la tienne. Tout mon corps se réveille et se tend vers toi.
Ma respiration est de plus en plus rapide, ma poitrine se soulève de plus en plus haut. Tu viens te serrer contre moi. Ma respiration se calme. Ma peau n’attendait que la tienne. La retrouver c’est comme retrouver sa terre originelle.
Du bout du doigt, je parcours ton dos, je descends et remonte le long de ta colonne vertébrale. Je ressens chaque frisson de ton corps. Ma main les accompagne tandis que la chaleur te gagne. Viens te rafraîchir et goûter l’eau à ma bouche, je serais ta terre mon homme, mon fantasme. Viens plus près de moi.
Chaque onde de plaisir nous rapproche, un peu plus. Et éloigne le temps, nous avons pris l’autre route. Celle qui rassemble et ressemble un peu plus à nos vérités. En tout cas, à ma vérité, et à ce moment-là, c’est toi ma vérité.
C’est toi allongé contre moi, ta bouche, ton sexe qui épouse le mien et se frotte. Frotte-toi encore, le monde entier est réuni quand j’ai ton corps contre le mien comme ça. Mes hanches te répondent à leur manière, pas de petits sursauts incontrôlés. Encore…. Oui…. Encore…
Non !!! Je ne veux plus me réveiller, laissez-moi dans ce sommeil. Oubliez-moi, je ne suis pas là, je ne suis plus là… Mon âme est avec l’homme qui remplit mes fantasmes. Laissez-moi, je suis dans ses bras, et c’est là que je suis chez moi.

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transat_toscane

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